Charité, Unité, Fraternité et Patriotisme à la lumière de Notre Dame de Guadalupe
Charité, Unité, Fraternité et Patriotisme à la lumière de Notre Dame de Guadalupe
La dimension mariale des quatre principes des Chevaliers de Colomb
Congrès marial des Chevaliers de Colomb
Phoenix, Arizona
7 août 2009
Introduction

Nous sommes ici rassemblés comme Chevaliers de Colomb et comme catholiques venus de partout cherchant à croître dans notre connaissance, notre amour et notre pratique de la foi catholique. C’est ce qui nous a attirés à ce congrès marial international dédié à Notre Dame de Guadalupe et parrainé par les Chevaliers de Colomb.
Avec nos coeurs reconnaissants, nous écoutons encore le message de Notre Dame à Juan Diego sur la colline de Tepeyac et bien au-delà . Nous sommes pris dans le drame de ce moment de grâce lorsque Marie, l’Étoile de l’évangélisation, s’approcha de son hémisphère pour planter les racines de l’Évangile qui ont poussé rapidement et se sont enracinées. Nous sommes guidés dans notre étude remplie de prières de Notre Dame de Guadalupe par sa tilma qu’elle a laissée derrière elle comme preuve vivante de sa présence parmi nous. Comme nous la regardons, nous pouvons nous voir, voir notre foi et nos cultures plus clairement. Par son exemple et son intervention maternelle pour nous au trône de grâce, nous reconnaissons qui nous sommes et qui nous serons dans le Christ.
Nous nous réjouissons vraiment de notre intimité avec Notre Dame de Guadalupe. Plus nous regardons son image, plus nous voyons comment elle est venue affirmer et unifier les diverses langues, coutumes et cultures sous la bannière de son Fils Jésus Christ dans la communion de l’Église. Pleine de grâce, elle déverse la lumière de son Fils sur nous et sur notre foi. De plus, sa manière pure de suivre le Christ nous montre plus clairement comment répondre à l’amour de Dieu, un amour que nous rencontrons comme membres de l’Église et comme membres des Chevaliers de Colomb.
Ce n’est pas surprenant que Notre Dame déverse la lumière de son amour en Jésus Christ selon les premiers principes de la vie chrétienne, en fait, quatre principes qui sont au coeur de toute poursuite du Christ et sur lesquels, en même temps, sont bâtis les Chevaliers de Colomb. Ces quatre principes sont la charité, l’unité, la fraternité et le patriotisme. Durant le temps qui m’est alloué, je voudrais méditer avec vous sur la manière dont Notre Dame de Guadalupe façonne notre compréhension de ces quatre principes qui sont, je le répète, la charité, l’unité, la fraternité et le patriotisme. En regardant la tilma de Marie léguée à Juan Diego, à l’Amérique et au monde, méditons sur le rôle de Marie dans l’histoire du salut et sa poursuite du Christ qui jette de la lumière, de la beauté et de la joie sur les principes de base de notre poursuite du Christ en tant que membres de Son corps, de l’Église et en tant que membres de notre bien-aimé Ordre, les Chevaliers de Colomb.
Charité: Mère de l’Amour divin
Je parle de la charité. Comme vous le savez, notre Chevalier suprême, Carl Anderson, et Mgr Eduardo Chavez, ont écrit un magnifique livre qui décrit Notre Dame de Guadalupe comme la Mother of a Civilization of Love (Mère d’une civilisation d’amour). Ils ont raconté de nouveau l’histoire de l’apparition de la Vierge Mère de Dieu à Juan Diego, pour lui confier un message d’amour rachetant adressé à l’hémisphère occidental, un message d’amour qui continue à nous inspirer et à nous transformer. Notre Dame de Guadalupe s’est tenue devant Juan Diego comme la Mère de Miséricorde pour que, comme le pape Jean Paul II nous l’a rappelé, « nous ressentions toujours l’amour de Dieu comme une miséricorde. » Notre Dame était entourée de beauté lorsqu’elle s’est approchée de Juan Diego, car elle est la Mère de Dieu, adoptée dans le paradis, entourée du soleil et des étoiles, malgré cela elle est demeurée l’humble Vierge de Nazareth par laquelle Dieu est descendu jusqu’à nous pour nous rejoindre avec un amour entièrement généreux. Dans son apparence, ses vêtements et sa beauté, Marie manifeste une solidarité pleine de tendresse avec les pauvres et les humbles, avec ceux qui n’ont aucune voix, avec ceux pour lequel l’Amour de Dieu brille avec un tel éclat. Elle devient une messagère pour Lui « qui a élevé les humbles. »
Ceux qui ont étudié et prié sur la tilma ont souvent été attirés par les yeux de la Vierge, si remplis de vie, si pénétrants. Ses yeux surpassent ce que même les plus brillants artistes peuvent peindre, car les yeux de Notre Dame transmettent le « regard d’amour » dont nous avons soif (cf. DCE 18), le regard de l’amour divin, transmis par son coeur pur. Quand Marie nous regarde et que nous la regardons, nous pouvons sentir l’amour de Dieu qui nous enveloppe, notre corps et notre esprit. Nous sentons que Marie est venue dans notre hémisphère comme messagère de cet amour sans lequel nos vies n’auraient aucun sens, cet amour sur lequel dépendent nos vies.
Sa présence et son amour maternel ont touché la vie déjà dévouée de Juan Diego, ont apporté de la guérison et une nouvelle vie à son vieil oncle malade Juan Bernardino. Le Fils divin qu’elle porta dans ses entrailles a exalté l’humble Juan Diego, l’élevant d’un humble homme à un messager de l’évangélisation, l’envoyant porter de joyeuses nouvelles aux humbles, d’abord à son évêque Juan de Zumárraga, ensuite aux missionnaires espagnols qui se débattaient et finalement à tous les habitants du Nouveau Monde. L’amour maternel de Marie pénètre dans les coeurs de tous les croyants en besoin et aussi pénètre dans la vie, les langues et les cultures d’un continent, le continent que notre Église appelle les Amériques, du sud, centrale et du nord.
Lors de son apparition à Juan Diego, Marie porte un enfant, son Fils, Jésus. Ce n’est pas qu’Il n’est pas encore né, c’est qu’Il doit naître en nous. Marie, la Mère du Sauveur, est venue donner la vie à un nouveau peuple, un peuple avec une nouvelle apparence et une nouvelle culture, un peuple formé de l’amour du Père, de son Fils et de l’Esprit saint, ceux dans lesquels les racines de la nouvelle civilisation d’amour ont été plantées. Elle se tient devant nous aujourd’hui, un témoin vivant de l’amour inchangé de Dieu pour nous.
Depuis le début, les Chevaliers de Colomb ont adopté ce premier principe, le premier principe de la vie chrétienne – celui de la charité. Le premier sens de la charité n’est pas ce que nous faisons aux autres, mais plutôt l’amour préalable de Dieu pour nous, révélé dans le Christ et communiqué par l’Esprit, un amour rendu si ouvert par l’amour maternel de la Vierge Marie. Notre charité – notre amour de Dieu et d’autrui – est une réponse honorée au Dieu qui nous a aimés le premier et qui a versé son amour dans nos coeurs par le Saint-Esprit. Nous sommes ici au congrès marial parce que la pure Vierge de Guadalupe nous mènera vers le Christ dans l’Esprit de sorte que nous puissions croître dans l’amour de Dieu et manifester cet amour en aimant notre prochain comme nous-mêmes, en fait en aimant notre prochain comme Dieu l’aime! En tant que fils et familles de la Vierge Mère de la Guadalupe, nous, qui faisons partie des Chevaliers de Colomb, nous offrons nous-mêmes au service des autres. Nous cherchons à émuler l’amour de Marie qui atteint les individus et les familles en temps de besoin, un amour qui, en même temps, a le pouvoir de changer le monde qui nous entoure. C’est pourquoi nous sommes bénévoles, voisin à voisin, c’est pourquoi nous nous engageons en grand nombre dans des oeuvres caritatives. Comme Marie, nous répondons au Dieu qui nous a aimés le premier. Comme Marie, nous sommes porteurs de l’amour transformant de Dieu. Comme Marie, nous venons avec un amour capable de changer non seulement les coeurs des individus, mais aussi les pays et les cultures que nous représentons.
Unité: Mère des vivants
Réfléchissons maintenant sur le principe de l’unité, si évident dans les apparitions de Notre Dame de Guadalupe. Le don d’unité de Marie ne fut pas une paix négociée ou le résultat d’un compromis. Plutôt, Notre Dame de Guadalupe, par ses vêtements, son apparence et ses paroles a apporté un vif soulagement aux divisions sanglantes du 16e siècle au Mexique, seulement pour vaincre ces divisions en déblayant un sentier vers l’unité, une unité qui a « conservé l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4.3).
Par les présentations d’aujourd’hui, nous savons déjà comment c’était au Mexique après 1521, menant à l’apparition de la Vierge Marie à Juan Diego en 1531. On pourrait dire que c’était en fait une « culture de mort ». Les conquistadors espagnols traitaient les indigènes cruellement. Ces derniers étaient souvent rendus esclaves, dépossédés de leur propriété et défendus de parler leur propre langue natale. Plusieurs sont morts par l’épée. N’est-ce pas étonnant que la plupart des peuples indigènes ne fussent pas attirés par la foi? L’évêque et les missionnaires sympathisaient avec les peuples autochtones, mais trouvaient très difficile de les convaincre d’embrasser le Christ et son Église face à de telles attitudes cruelles et inhumaines. Mgr Zumárraga a dénoncé la cruauté des conquistadores. Plusieurs ont cessé d’assister à la messe, quelques-uns ont tenté de destituer l’évêque et même de le faire tuer.
Au même moment, la culture autochtone de l’empire aztèque, comme il est parfois connu, était très richement complexe et d’une certaine façon très avancée, mais aussi terriblement cruelle et inhumaine. Pensez à la pratique atroce de sacrifice humain que Mgr Chavez a décrite, un culte cruel exécuté pour apaiser une idole afin de maintenir le soleil et la nourriture. Dans cette culture, il y avait aussi des préjugés intertribaux, de l’esclavage et autres formes de cruauté.
Notre Dame de Guadalupe, portant l’Enfant dans ses entrailles, est apparue à Juan Diego. Dans cette culture de mort, Marie amène le Christ, l’auteur de la vie, « Qui manifeste pleinement l’homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation » (GS 22). Dans un certain sens, elle porte en elle « la vérité de l’être humain » et la dignité inviolable de chaque être humain créé à l’image de Dieu. Portant en elle Celui qui est Dieu venant de Dieu et lumière venant de la lumière, sa face, ses vêtements, son langage illuminent ce que la raison ne perçoit que faiblement, c’est-à -dire. la dignité de l’être humain de la conception à la mort naturelle. C’est l’humanité commune que l’on partage et la base d’un ordre social. Marie est venue à Juan Diego livrant des paroles d’amour et d’encouragement dans un langage défendu, toutefois portant des roses qui parlent d’autres lieux et cultures. Sa peau est celle d’une nouvelle race de gens qui ne fait qu’émerger, les métis, reprenant des traits des Espagnols et des Indiens autochtones. Éclipsée par l’Esprit d’amour, elle nous amène le Christ qui unit en lui ce que le péché, les conflits et l’ignorance humaine ont divisé.
Le pape Jean Paul II et le pape Benoît XVI ont tous deux demandé à l’Église en Amérique - du nord, centrale et du sud - de percevoir son « âme mariale » et alors d’unir, en proclamant la dignité de l’être humain comme une base de justice et de paix et pour le bien commun, une vérité qui est aussi une fondation en proclamant et répandant la foi catholique. Marie, qui nous a toujours menés au Christ, nous demande encore de bâtir une culture de vie où la dignité et l’humanité commune de chaque individu sont reconnus, respectés et entretenus. Nous sommes appelés à défendre le caractère sacré de la vie, en premier et surtout de défendre les foetus, de défendre les faibles aînés, de défendre la vie familiale, d’être solidaire de la liberté de religion, de s’opposer aux politiques inhumaines d’immigration. Bref, nous avons à travailler « au service de l’un, au service de tous. »
En tant que Chevaliers de Colomb nous sommes unis par notre foi et notre mission commune. Nous sommes 1,7 million d’hommes et leurs familles de diverses cultures. Nous parlons anglais, français, espagnol, tagalog et polonais, mais nous sommes unis dans notre foi et dans la vision de l’abbé Michael McGivney. Dans nos activités caritatives et nos plaidoyers, nous cherchons à défendre la vie innocente de l’être humain, de renforcer la famille, d’apporter de l’éthique dans le marché du travail, d’assister ceux dans le besoin - venant d’un sens profond de notre humanité commune confirmée par la foi dans le Christ et nourrie par notre dévotion à la Vierge Marie. Et dans nos activités mondiales, nous cherchons à être une force pour l’unité, de briser les barrières créées par le péché - barrières de race, de langues et de préjugés - barrières créées lorsque le fort et puissant domine le faible et démuni.
Fraternité: confrérie
Je vais parler maintenant de la fraternité ou de la confrérie. Car il n’est pas suffisant de percevoir une humanité commune ou simplement de savoir que ce qui nous unit est la famille humaine. Nous avons besoin d’une toile de relations humaines, particulièrement des relations avec notre famille, nos amis et nos concitoyens, et les gens qui épousent la même vérité fondamentale au sujet de l’être humain. Pour cette raison, plusieurs groupes, dont les sociétés fraternelles, ont pris naissance mais aucune n’est si clairement fondée sur le sens chrétien de la confrérie que les Chevaliers de Colomb.
Car une confrérie chrétienne est quelque chose de plus grand qu’une confrérie de sang ou de tout autres sortes de relations humaines. Elle est basée sur la foi en Jésus Christ, le Fils de Dieu qui s’est fait chair, qui a révélé le Père et son amour pour notre rédemption. En 1960, un jeune abbé Joseph Ratzinger écrivait: « La confrérie chrétienne est ultimement basée sur la foi qui nous donne l’assurance de notre véritable lien filial avec notre Père céleste. »
Au courant de ce congrès marial, vous avez déjà entendu la façon dont Notre Dame de Guadalupe a introduit la vraie fraternité, la vraie confrérie à travers les Amériques du nord, centrale et du sud. Avant son apparition, la foi chrétienne n’avait fait aucun progrès réel. Elle était bloquée par la cruauté humaine qui se tenait comme un signe démoniaque de contradiction. Après que Notre Dame de Guadalupe est apparue, l’évangélisation s’est épanouie. On estime qu’en quelques années, quelque 9 millions de gens ont afflué dans le Christ et furent baptisés dans la foi de l’Église. L’Amérique avec son « coeur marial » est devenue « un continent de baptisés. »
Par le baptême, nous sommes infusés de la nouvelle vie du Seigneur crucifié et ressuscité. Dans toute notre diversité, nous devenons les enfants adoptés du Père et donc des frères et soeurs en Jésus qui proclament la même Mère. Notre confrérie dans le Christ n’est pas seulement une idée noble, mais est plutôt exprimée et renforcée dans la célébration de l’Eucharistie, où nous partageons le Corps du Christ pour devenir le Corps du Christ. Cela s’exprime dans notre amour de Dieu et du prochain et s’exprime aussi bien dans notre solidarité avec autrui, avec les autres catholiques et avec les pauvres et les nécessiteux. C’est une fraternité qui est soutenue dans les bons et mauvais moments, dans des moments de joie, de peine et même de confusion. Notre fraternité, notre confrérie dans le Christ, n’est point un cercle fermé, mais plutôt comprend nos évêques et nos prêtres, avec lesquels nous sommes solidaires, nos femmes, les membres de notre famille et tous ceux qui partagent notre foi catholique. C’est ouvert à ceux qui recherchent la plénitude de la vérité et les gens de bonne volonté qui cherchent à affirmer la dignité de l’être humain et à travailler pour le bien commun de la société.
Parce que notre fraternité est enracinée dans le Seigneur, le Fils Éternel de Dieu devenu notre frère, et parce que notre fraternité est nourrie par la Vierge Marie, nous devons alors être des agents explicites de la nouvelle évangélisation. Nous sommes appelés à être témoin de l’Évangile et de son amour transformant, les racines plantées dans notre continent par Notre Dame de Guadalupe. Nous sommes appelés à être le solide bras droit de l’Église , du Pape, des évêques et des curés dans leur travail d’évangélisation et de défendre l’Église de la sainte Mère. Notre préoccupation particulière devrait être ceux qui ne sont pas dans la confrérie de la foi, les catholiques égarés, ceux qui ne pratiquent plus leur foi, les catholiques qui ont joint d’autres confessions, les catholiques qui ont été pauvrement évangélisés et catéchisés, les catholiques qui ont été blessés par ceux qui représentaient l’Église. Nous devrons aussi être concernés par le nombre de gens sans Église qui souvent vivent près d’un néant spirituel. En tant que collègues, frères et soeurs, de Notre Dame de Guadalupe, nous devons les adresser de façon à ce qu’ils puissent comprendre et saisir, d’une façon qui touche leurs esprits, leurs coeurs, leurs racines culturelles et ainsi les amener dans la communion du fils divin de Marie, une communion de vie et d’amour que nous appelons l’Église!
Patriotisme
Depuis notre fondation, les membres des Chevaliers de Colomb ont été patriotes. Dans tous les pays où les Chevaliers sont actifs, ses membres se sont battus pour renverser les règles des tyrans et terroristes modernes et pour défendre la dignité humaine, la liberté et les droits. Nous continuons d’exprimer notre amour de la patrie en étant actifs dans le processus politique, par notre solide défense de l’innocente vie humaine et le rôle de la famille, en faisant notre devoir quotidien aussi bien que l’on peut pour le bien-être de notre mère patrie et en cherchant à débarrasser nos pays de tout ce qui s’éloigne de nos valeurs sacrées. Par le Quatrième degré, nous soulignons l’engagement des Chevaliers de Colomb à aimer Dieu et leur patrie.
Notre Ordre est né dans une période d’intense et même de manifeste bigoterie envers l’Église catholique, une bigoterie qui persiste encore sous diverses formes, au moins dans certaines parties des États-Unis. Néanmoins, nous sommes persévérants dans notre patriotisme pas parce que nous imaginons nos pays respectifs et les cultures qu’ils incarnent comme parfaits, mais parce que nous sommes confiants que la vérité et l’amour de Dieu, pour nous et nos concitoyens, peuvent nous aider à réparer nos pays d’origine, incitant la terre que nous appelons chez nous à vivre leurs idéaux de fondation, à embrasser ce qui est cohérent, vrai, bon et beau pour nos cultures indigènes. Patriotisme, mes chers amis, est une vertu pas pour le faible de coeur.
Ici encore, Notre Dame de Guadalupe est notre guide. Au cours de ce congrès marial, nous avons entendu des descriptions détaillées de la façon dont Notre Dame a embrassé ingénieusement toutes les cultures du 16e siècle du Mexique, incluant sa peau, sa langue, ses vêtements et bien plus. Son apparence et sa tilma qu’elle a laissé derrière ont été appelés « un manuscrit d’amour »  un message encodé stipulant ce qui était vrai et correct et bon dans la culture mexicaine de ce jour. Marie, comme telle, a identifié pour nous la fondation humaine et culturelle sur laquelle l’édifice de la foi peut être érigé dans le Nouveau Monde. Son message, cependant, n’était pas simplement pour un lieu ou pour un temps. Elle est venue nous montrer comment aimer son pays de sorte que ses traits distinctifs peuvent être incorporés dans le Royaume de Dieu. Elle nous a enseigné la présence du Christ, vrai Dieu et vrai homme et par sa lumière, elle nous a permis de discerner les éléments de notre culture qui sont en accord avec la dignité humaine et ceux qui ne le sont pas, ceux qui nous aident à communiquer la foi et ceux que ne le font pas.
En faisant cela, Notre Dame de Guadalupe a implanté dans le continent américain une nostalgie pour notre vraie patrie, celle du ciel. Comme nous regardons vers l’accomplissement du Royaume de Dieu, vers la communion entière avec Dieu Trinité et avec autrui, notre nostalgie n’est pas une fuite du monde - ses tragédies, ses dilemmes et ses problèmes. Plutôt, comme Notre Dame, nous cherchons à coopérer en apportant la communion de la vie et l’amour de Dieu ici au coeur de la cité terrestre, ici dans la confusion, la tragédie, la malchance qui caractérisent toujours le comportement humain et l’histoire que nous écrivons par nos vies. Nous regardons notre vraie patrie avec Dieu Trinité, ensemble avec Marie et tous les saints et anges. La beauté de l’éternel et nouveau Jérusalem nous a été montrée par la fille Zion, par Marie, la femme du soleil et des étoiles. Alors que la beauté s’occupe de nos âmes, nous sommes équipés pour être de vrais patriotes, de vrais citoyens de la ville terrestre que nous transformerons en vraie civilisation d’amour. La Vierge de Guadalupe n’est pas venue pour créer une utopie terrestre, mais elle a planté les racines d’une culture dans laquelle la vie humaine et la dignité sont respectées, où s’occuper de chacun et des besoins des autres est la norme et où la paix et la justice sont constamment recherchées.
Conclusion
Pour conclure avec les paroles vibrantes de notre Chevalier suprême et de Mgr Chavez: « Du Canada à l’Argentine, nous tous, habitants des Amériques, sommes appelés, comme Juan Diego, pour combler les fossés qui divisent les cultures, les religions et les dissensions de toute sorte, en présentant à tous le message de Notre Dame... le message de la mère d’une civilisation d’amour. »
Notre Dame de Guadalupe, priez pour nous!
Vivat Jesus!






